Les Pays Emergents hors ASIE
Amérique Latine
Au Brésil, compte tenu des risques de surchauffe et de l’accentuation des pressions inflationnistes, la Banque centrale a
adopté une politique monétaire plus dure. Elle a relevé son taux d’intérêt de référence de 75 points de base (0,75 %), à 9,5 %,
alors qu’il se situait à un point bas historique de 8,75 %. Les prix à la consommation ont progressé de 5,2 % en glissement
annuel en mars, soit davantage qu’en février, où la hausse était de 4,8 %. La consommation s’est encore renforcée depuis le
début de l’année et les ventes de détail ont atteint leur point le plus haut en deux ans. Elles ont augmenté de 12,3 % en
glissement annuel en février, après une hausse de 10,4 % en janvier. Sur le plan politique, Jose Serra sera le candidat du parti
d’opposition centriste, le parti de la social-démocratie brésilienne (Partido da Social Democracia Brasileira, PSDB), lors des
élections présidentielles qui se dérouleront le 3 octobre prochain. C’est Dilma Rousseff, chef du cabinet ministériel du
Président Lula, qui représentera le Parti des travailleurs (Partido dos Trabalhadores, PT) actuellement au pouvoir.
Afrique
Soucieuse d’abaisser le coût du crédit et d’accroître la consommation, la Reserve Bank sud-africaine a contre toute attente
diminué son taux directeur pour la première fois depuis août 2009 de 50 points de base (0,5 %), à 6,5 %, l’amenant ainsi Ã
son niveau le plus bas en près de 30 ans. Si les prix de détail s’inscrivent toujours en baisse par rapport à la même période de
l’année dernière, leur repli a ralenti à 1,5 % en février. L’inflation est tombée à son point le plus bas en trois ans et est
ressortie en mars, pour le deuxième mois consécutif, dans la fourchette de 3 à 6 % fixée par la banque centrale. Les prix à la
consommation ont affiché une hausse de 5,1 % en glissement annuel en mars, inférieure à celle de 5,7 % enregistrée en
février, principalement en raison d’un recul des prix des transports et des produits alimentaires. La situation financière du
pays a continué à s’améliorer au quatrième trimestre 2009. Le déficit des comptes courants représente 3,1 % du PIB,
notamment du fait de l’excédent de la balance commerciale. Sur l’année, le déficit ne dépasse pas 4,0 % du PIB. C’est le plus
bas niveau atteint depuis 2005, en net recul après les 7,3 % affichés en 2008. Sur le plan politique le président Jacob Zuma,
dont le parti (ANC) est toujours majoritaire au Parlement, est sorti largement vainqueur du vote de défiance demandé fin
mars par l’opposition.
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