L ASIE Par l’équipe « Actions émergentes » de Templeton
En hausse de 11,9 % en glissement annuel au premier trimestre, la croissance du PIB chinois s’est révélée supérieure aux
prévisions du marché. Elle repose principalement sur une augmentation solide de l’investissement national et de la
consommation. Elle avait atteint 10,7 % en glissement annuel au dernier trimestre 2009 et 8,7 % sur l’ensemble de l’année.
L’investissement direct étranger a augmenté de 7,5 % en glissement annuel au premier trimestre 2010, à 23,4 milliards de
dollars, car les sociétés étrangères continuent d’investir en Chine. En mars, les pressions inflationnistes se sont atténuées. Les
prix à la consommation ont ainsi augmenté de 2,4 % en glissement annuel, contre 2,7 % en février. Afin de les réduire et de
limiter les volumes excessifs de prêt accordés par les banques et les risques de surchauffe dans certains secteurs, la Banque
populaire de Chine (PBOC) a relevé le ratio de réserve des banques pour la troisième fois cette année, à hauteur de 50 points
de base (0,5 %). Il s’élève désormais à 17,0 % pour les plus grandes banques du pays et à 15,0 % pour les établissements les
plus modestes. Le pays a par ailleurs annoncé la mise en place de plusieurs mesures destinées à freiner le marché immobilier.
Elles comprennent notamment la hausse des taux d’intérêt appliqués aux deuxièmes et troisièmes emprunts hypothécaires
contractés et de l’acompte minimum demandé pour les achats résidentiels.
En Corée du Sud, la croissance du PIB s’est accélérée au premier trimestre 2010, d’après les premières données fournies par
la banque centrale. Elle a révisé à la hausse ses prévisions de croissance sur l’année, à 5,2 % en glissement annuel, contre
4,6 % précédemment. Le PIB a progressé de 7,8 % en glissement annuel, contre 6,0 % au quatrième trimestre 2009 et 0,2 %
sur l’ensemble de l’année. Le bas niveau des taux d’intérêt, les mesures de relance prises par l’Etat et le redressement de
l’économie internationale ont stimulé les exportations, le secteur manufacturier et la consommation. La banque centrale n’a
pas modifié son taux d’intérêt directeur, qui demeure au niveau historiquement bas de 2 %, afin de continuer à soutenir
l’économie. Le chômage reste sur une tendance descendante depuis le début de l’année : il a diminué à 3,8 % en glissement
annuel en mars, après s’être établi à 4,4 % en février, alors qu’il était ressorti à 4,8 % en janvier, son niveau le plus élevé
depuis 10 ans. L’inflation se situe dans la fourchette définie par la banque centrale, avec une hausse des prix à la
consommation de 2,7 % en février. L’agence de notation Moody’s a relevé la note de crédit souverain du pays, de A2 à A1,
en raison de sa bonne résistance face à la crise mondiale.
En Inde, la banque centrale (Reserve Bank of India) continue à durcir sa politique monétaire et a relevé pour la deuxième fois
ses taux directeurs au mois d’avril afin de ramener les taux à un niveau normal et de diminuer les pressions inflationnistes.
Elle a ainsi augmenté de 25 points de base (0,25 %) les taux repo et reverse repo, qui sont à présent respectivement de 5,25 et
3,75 %. Elle a aussi accru le ratio de réserve imposé aux banques, de 5,75 à 6,0 %. L’indice des prix de gros a atteint son
point le plus haut en plus d’un an, avec une hausse de 9,9 % en glissement annuel en mars, principalement en raison de
l’augmentation des prix des produits alimentaires et du carburant. Le secteur industriel affiche toujours une croissance
soutenue. La production a ainsi crû de 15,1 % en février, enregistrant ainsi une hausse à deux chiffres pour le cinquième mois
consécutif. Elle est principalement stimulée par le secteur manufacturier et des mines.
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